Le respect des Statuts et du Règlement intérieur du Parti ainsi que des directives de sa hiérarchie, reste et demeure une exigence pour tous les militants. Sans exception
Le Rdpc dispose de textes qui régissent le fonc- tionnement de ses instances dirigeantes et de ses organes de base. Aussi, les droits et obli- gations des membres qui figurent dans ces Textes de base (Statuts et Règlement intérieur), s’ap- pliquent à tous et à chacun des militants, sans dis- tinction. Le respect scrupuleux de ces dispositions reste de mise pour tous les militants, quels qu’ils soient. L’adhésion au Parti étant libre, chaque mili- tante et militant doit impérativement savoir à quoi s’en tenir au moment où il/elle adhère à cette grande famille politique bien structurée.
En refusant de se plier à la discipline du parti, les contrevenants se mettent en marge du bon fonctionnement du Rdpc et portent ainsi atteinte à ses objectifs tels que définis par l’article 2 des Textes de base. Et cela apparait simplement comme de l’indiscipline notoire et selon l’article 31 des Statut du Rdpc, il s’agit ni plus ni moins, d’une faute passible d’une sanction disciplinaire, conformément aux Textes de base du Rdpc. L’on reconnaît donc au sein du Rdpc que prendre des libertés avec les directives de la hiérarchie équivaut à un acte d’in- discipline et mérite d’être sanctionné. D’où la mise sur pied de la Commission de discipline ad hoc du Comité central du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, pour connaitre des cas d’in- discipline des militants. Car, comme l’a martelé pour le rappeler le secrétaire à la Communication, Pr. Jacques Fame Ndongo, membre du Bureau poli- tique, la discipline du parti est non négociable. Ainsi, selon l’article 33 des Textes de base du Rdpc, les peines encourues par les militants indisciplinés sont de deux catégories. Les sanctions de première catégorie qui peuvent être prononcées au niveau des organes de base et vont du blâme, à la suspension individuelle des fonctions à l’égard d’un membre qui s’est distingué par son indiscipline. Les sanctions dis- ciplinaires de deuxième catégorie qui sont les plus sévères peuvent être décidées par une Commission de discipline au niveau du Comité central. Elles vont de la suspension collective de ses fonctions à l’égard d’un bureau d’un organe de base, la dissolution d’un organe de base, la déchéance des fonctions, l’exclu- sion temporaire et l’exclusion définitive d’un mili- tant du parti. Il faut noter que conformément aux textes de base du Rdpc, la Commission de discipline du Comité central peut aussi infliger des sanctions de première catégorie.
Muriel ZANG
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