Le gouverneur Félix Nguele Nguele a lancé, le 25 février 2026, une offensive administrative pour réveiller ce géant endormi qui a déjà englouti à l’Etat, près de 4 milliards de FCFA.
Mandaté par le ministre directeur du cabinet civil de la présidence de la République, Félix Nguele Nguele, gouverneur de la région du Sud s’est rendu sur le site du marché moderne de Sangmélima au quartier Lobo-yat. Entouré de Damien Owono, préfet du Dja et Lobo, du maire Jean Faustin Bekono et des experts du Feicom, le patron de la région a disséqué les raisons d’un échec qui dure depuis sept ans.
Boutiques vandalisées, systèmes solaires en panne, forages à l’arrêt. Le constat dressé par le gouverneur de la région du Sud est sans appel. L’investissement de 4 milliards de FCFA, financé par le Feicom et offert par le chef de l’État, s’étiole sous le poids de l’oubli.
En effet, boudé par ses éventuels occupants, depuis son inauguration en 2019, le marché moderne de Lobo-Yat fait l’objet d’une mission de sauvetage de la dernière chance. Sur hautes instructions de la présidence de la République, le gouverneur Félix Nguele Nguele a ainsi, au cours de sa récente descente sur les lieux, lancé, le 25 février 2026, une offensive administrative pour réveiller cette structure.
Sur le terrain, un diagnostic sans complaisance a été établi notamment, des difficultés d’ordre structurel réels, allant de l’enclavement du site à l’insécurité des lieux, en passant par les contentieux fonciers.
Pour l’occupation de cet espace de vente, le maire Jean Faustin Bekono mise désormais sur l’attractivité logistique. La stratégie est claire : drainer le flux de voyageurs vers Lobo-Yat en y installant des gares routières modernes et en offrant gracieusement des espaces aux agences de voyage interurbain.
À l’issue d’une réunion de crise tenue à l’hôtel de ville, le gouverneur a édicté une feuille de route assortie d’un calendrier serré.
« Il faut mettre d’urgence la lumière sur le site et évaluer la réhabilitation complète des infrastructures avant la fin du mois de mars », a instruit le gouverneur.
Oben Déchaux
