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La Société

Gestion des produits pétroliers : La Scdp dans le bon « pipe »

L’entreprise a saisi l’occasion du déjeuner de presse, organisé le 4 septembre dernier, pour présenter son processus d’approvisionnement, son fonctionnement et ses défis dans le secteur pétrolier.

La Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp) est la dernière étape de la chaîne pétrolière qui va de l’exploration des puits pétroliers par la Snh, de la transformation (Sonara) au stockage. Sous la direction de véronique Manzoua Epse Moampea Mbio, la structure s’est engagée dans la modernisation de ses équipements et infrastructures. Elle dispose de ce fait, d’un ensemble de huit dépôts dans plusieurs villes du Cameroun à savoir Douala, Bafoussam, Yaoundé, Bertoua, Ngaoundéré, Belabo, Garoua et Maroua d’environ 245.500 m3 de produits liquides à date et 5,5 tonnes métriques de gaz de pétrole liquéfiés. En outre, la Scdp assure la gestion stratégique des stocks de sécurité, qui sont en permanence dans ses réservoirs pour une autonomie de 45 jours. La société gère également les stocks de sécurité stratégiques de l’État, collecte la taxe spéciale sur les produits pétroliers (Tspp) et optimise la logistique pour les pays voisins enclavés. Dans un contexte économique camerounais, marqué par les multiples crises dont celles du NoSo, du Nord et de l’Est, la Scdp s’efforce à « uploader » son approvisionnement en produits pétroliers ; sans oublier l’augmentation de ses capacités de stockage et à la modernisation de ses infrastructures, pour une meilleure flexibilité opérationnelle et une distribution plus efficace des hydrocarbures.

Des projets structurants

Parmi ceux-ci, on note selon Régis Charles Ondigui, directeur de l’exploitation, la construction d’un terminal à hydrocarbures au port de Kribi, qui devrait accroître la logistique du gaz de pétrole liquéfié (Gpl) au Cameroun. Tout comme elle envisage de construire un dépôt massif de 16 000 tonnes métriques de réception et de stockage de Gpl et d’un centre emplisseur de gaz à Missolé à Douala. Sur le site de Bonabéri, qui a une capacité de 3.500 tonnes métriques de Gpl, la construction d’une nouvelle sphère de stockage de Gpl de 1.000 tonnes métriques est imminente. Ce qui fera un total de 4.500 tonnes métriques. L’on n’oublie pas la construction au dépôt de Mboppi, de deux nouveaux bacs de stockage de produits pétroliers liquides de 6.500m3 chacun, l’un en super, l’autre en gasoil. Dans la même veine, le projet de construction d’un bac de 5 000 m3 au dépôt de Bélabo à l’Est du Cameroun. En bonne voie aussi, la construction d’un terminal hydrocarbure à Kribi (Thk), d’une capacité totale de 230.000 m3 de produits pétroliers, avec 40.000 tonnes métriques pour le stockage du Gpl. C’est dire que le Cameroun se prépare à de beaux jours dans le secteur énergétique.

La sécurité, un préalable à l’exploitation

Au-delà de l’augmentation des capacités de stockage, le directeur des dépôts de Yaoundé, Aminou Mohamadou, explique que la Scdp a engagé des actions pour moderniser et sécuriser ses infrastructures, réduisant ainsi les délais d’importation du Gpl. Cette optimisation est essentielle pour anticiper la demande et limiter les tensions logistiques. En matière de renforcement du dispositif de sécurité, la Scdp s’est doté d’une nouvelle solution de vidéosurveillance dernier cri, déjà fonctionnel à Douala, Yaoundé, Garoua, Bafoussam, Maroua et en cours dans l’ensemble des dépôts. Dans le pipe, la mise à niveau des équipements contre incendies par l’acquisition des groupes moto-pompes incendies, des matériels Dci (défense contre incendie). L’acquisition de nouveaux dispositifs de comptage à calculateurs électroniques déjà opérationnels à Bessenguè-Douala, Yaoundé (Olézoa et Nsam), contribue à faciliter la quantification. De même qu’il est en train d’être installé à Belabo et Garoua. Il en est de même pour les dispositifs de télé jaugeage pour avoir la qualité et la quantité des produits pétroliers contenus dans les réservoirs de stockage.

Il faut noter que le dépôt de Nsam s’étend sur 12 hectares environ. Il compte cinq bacs de gasoil pour une capacité de stockage de 39.480 m3, quatre bacs de super pour une capacité de 25.800 m3, deux bacs de pétrole pour 5.800 m3, trois bacs de jet soit un bac de 2.900 m3 à Nsam et deux de 5.00 m3 chacun au dépôt d’Olézoa, en plus il y a deux sphères de 5.00 tonnes métriques pour une capacité de stockage de 1.000 tonnes métriques. A cela, il faut ajouter cinq groupes motopompes adéquats pour la lutte contre incendie. La distribution des produits pétroliers se fait dans le strict respect des mesures de sécurité. Un bon augure pour cette société futuriste.

Muriel Zang

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