Ces organes récemment élus, entrent en fonction dans un contexte socio-économique pressant, où les populations font face à des difficultés variées.
Agriculture, éducation, santé, environnement ou encore culture… Tels sont quelques uns des principaux domaines dans lesquels les Conseil régionaux sont particulièrement attendus au cours de ce nouveau quinquennat. Non seulement pour ce qui est de la construction des infrastructures et équipements sociaux collectifs que de la formation des ressources humaines à divers niveaux et même de l’encadrement des populations…. Entre les nombreuses routes dégradées, les écoles et les hôpitaux vétustes, sous-équipés et en manque de personnel, les défis qui incombent aux régions ne manquent pas.
En effet, au terme des articles allant de 267 à 273 de la loi n°2019/024 du 24 décembre 2019 portant « Code général des collectivités territoriales décentralisées », plusieurs compétences sont dévolues à la région sur les plans social, éducatif, sanitaire, sportif, culturel et économique. Celle-ci est donc investie d’une mission générale de progrès économique et social. Une mission qui va de la promotion de l’activité économique et entrepreneuriale à la gestion de l’environnement et des ressources naturelles. Il en est de même de la planification, de l’aménagement du territoire, des travaux publics, de l’urbanisme et de l’habitat ; sans oublier l’éducation, l’alphabétisation et la formation professionnelle ou encore la jeunesse, les sports, la culture, la promotion des langues locales…
Ainsi, après un 1er mandat que l’on qualifierait de mandat de l’apprentissage, qui a présenté un bilan plutôt mitigé au cours duquel de nombreux efforts ont été consentis dans la mise en place de cet organe, l’appropriation de ses missions par les conseiller régionaux et sa promotion auprès des populations rurales, le quinquennat qui vient de s’ouvrir s’annonce décisif. Il pourrait donner lieu à une accélération historique de la décentralisation au Cameroun.
Léon Marie Evina
