A moins de deux semaines du kick-off de cette compétition, l’équipe nationale fanion de football du Cameroun semble encore surfer sur des incertitudes. L’objectif reste néanmoins de franchir le premier tour.
Selon certains spécialistes du football et autres observateurs bien avertis, habitués de la compétition, le Cameroun ne figurerait pas parmi les favoris à la couronne finale de la 35ème édition de la plus grande fête du football africain. Les Lions indomptables sont logés dans la même poule que les Eléphants de Côte d’Ivoire, les Panthères du Gabon et les Mambas du Mozambique. Des pays dont la forme actuelle sur l’échiquier africain ne laisse personne sans commentaire. Une situation accentuée par l’actuelle crise qui secoue la tanière avec la mise à l’écart du sélectionneur Marc Brys et compagnie, de certains cadres des Lions indomptables par le nouvel –ancien exécutif de la fédération camerounaise de football, notamment son président Samuel Eto’o fils. Une décision diversement appréciée par les 28 millions de fans des Lions indomptables. Elle-même, consécutive aux malentendus persistants entre le ministère des Sports et de l’Education physique camerounais et l’instance faîtière du sport-roi des quintuples champions d’Afrique. Un malheur( ?) ne venant jamais seul, voilà que la Fifa enjoint aux clubs professionnels de ne pas libérer les joueurs avant une semaine du début de la compétition. Ce qui pourrait constituer un caillou dans la chaussure du nouvel encadrement technique, avec le rajeunissement du groupe tel que décidé par David Pagou, le nouvel entraîneur de l’équipe du Cameroun, qui a dévoilé la liste des joueurs convoqués pour la Can 2025, en début de semaine dernière.
Parmi les 28 Lions indomptables convoqués pour le Maroc, de nouvelles têtes font leur entrée dans la tanière des Lions. Il s’agit de : Gerzino Nyamsi, Edouard Sombang, Christian Kofane, Eric Junior Dina Ebimbe et bien d’autres. C’est avec ce groupe rajeuni que le Cameroun va disputer la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Des spécialistes imaginent mal comment la cohésion de ce groupe pourrait être établie pour affronter des adversaires dont les éléments évoluent ensemble depuis quelques années. Pire encore, la lancinante question du financement de la préparation n’est pas encore réglée, la Fecafoot misant essentiellement sur la subvention du gouvernement (ministère des Sports) pour assurer ce volet. Grave encore, le premier tour des Camerounais va les opposer aux panthères du Gabon dont le Nigéria a eu beaucoup de mal à se débarrasser lors des barrages continentaux africains comptant pour la prochaine coupe du monde 2026.
William Monayong
