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Maîtrise de l’inflation : Le Cameroun se rapproche du seuil communautaire de 3%

Parti de 4,5% en 2024 à 3,4% en 2025, cette deuxième baisse significative depuis 2022 incite à l’optimisme, pour ce qui est des perspectives de l’année 2026.

3,4%, c’est le taux d’inflation enregistré par l’économie camerounaise en 2025. En comparaison avec la même période en 2024 où elle était évaluée à 4,5%, elle est en baisse de 1,1% point. Avec cette bonne performance macro-économique, le Cameroun se rapproche de plus en plus du seuil communautaire tolérable, fixé à 3% en zone Cemac.

Selon la note de l’Institut national de la statistique (Ins) publiée le 21 janvier 2026, « cette évolution traduit une atténuation graduelle des pressions inflationnistes, avec un niveau qui demeure au-dessus du seuil communautaire Cemac de 3%. La dynamique observée reste principalement portée par les prix des produits alimentaires qui affichent un taux de 7,0 ». Le pays de Paul Biya revient pourtant de loin, lui qui a frôlé la barre des 8% au plus fort du phénomène au cours des mois de juin et de juillet 2023.

Selon les économistes, le niveau d’inflation reste élevé en raison de « la réduction des subventions sur les prix des hydrocarbures à laquelle s’ajoutent les contraintes sécuritaires, notamment dans les régions du Nord-ouest, du Sud-ouest, et certaines localités de l’Extrême-nord, qui ont probablement provoqué des perturbations dans les circuits de production et conséquemment l’augmentation des coûts de transaction ». En outre, « les chocs climatiques défavorables, marqués par des saisons sèches plus longues que d’habitude, combinés à des pratiques agricoles inefficaces, pourraient avoir réduit l’offre de produits vivriers, contribuant ainsi à la hausse des prix des produits alimentaires ». Par ailleurs, poursuit l’Ins, « Les variations des prix des matières premières sur les marchés internationaux, comme le pétrole et les produits agricoles, rendent les importations plus coûteuses, augmentant ainsi les prix des biens importés ». À l’échelle nationale, il existe toutefois de grandes disparités régionales. Alors que Bamenda avec ses 3,2% enregistre le taux le plus bas, la ville de Maroua avec ses 7% est la ville la plus chère du Cameroun.

Léon Marie Evina

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