La discipline sportive brille au niveau international pourtant, elle est très mal connue sur le plan local.
« Depuis quelques années, nous remportons des victoires éclatantes qui ne sont pas connues du grand public, parce que le sport équestre est quelque part victime de sa localisation géographique (…) Nous voulons faire savoir à nos compatriotes qu’il existe une activité sportive de cette nature dans laquelle nous excellons ». L’honorable Kamsouloum Abba Kabir, président de la Fédération camerounaise des sports équestres (Fecase) a fait cette déclaration en lançant l’opération de charme de sa fédération vers le grand public lors d’une conférence de presse qu’il a donnée le 25 février 2026 à Yaoundé.
Pour étayer ses propos, le président de la Fecase a présenté aux hommes de médias les quinze médailles – 4 en or, 5 en argent et 6 en bronze – remportées au Fombina Derby International Horse Racing qui s’est déroulée à Yola au Nigeria du 28 au 31 janvier 2026. Lesdites médailles seront d’ailleurs présentées au ministre des Sports et de l’Education physique demain jeudi, 5 mars 2026. Sans s’en orguellir outre mesure, l’honorable Kamsouloum Abba Kabir a fait savoir que la Fecase est l’une des fédérations sportives qui porte haut l’étendard du Cameroun sur le plan international à travers les médailles qu’elle remporte.
Bien plus au fil des années, le Cameroun devient une référence en matière d’organisation des compétitions dans la sous-région Afrique de l’Ouest, au Tchad, voire au Soudan. Le président de la Fecase affirme : « le Cameroun est cité en exemple ; partout où nous passons, les gens souhaitent organiser les compétitions comme nous le faisons. Ils se demandent comment le Cameroun a pu développer une telle expérience, une telle capacité en matière organisationnelle ». Le président Kamsouloum Abba Kabir enchaîne : « de toutes les compétitions organisées dans la sous-région, nous réussissons à mobiliser, à donner le spectacle, à donner une dimension particulière à cette activité sportive au point où les gens viennent de loin, nous envient et souhaitent que nous mobilisons notre expertise pour aller organiser ces compétitions à l’étranger ».
Malgré cela, les sports équestres restent très mal connus sur le plan national. Et pour cause, ils ne se pratiquent que dans les trois régions septentrionales du pays. En outre, ces sports sont confrontés à moult difficultés : manque de moyens financiers, de sponsors, absence d’infrastructures pour sa pratique… La Fédération camerounaise des sports équestres lance ainsi un appel aux autorités sportives nationales, aux mécènes et autres sponsors pour assurer le véritable décollage de cette discipline exigeante à souhait au plan local.
St. Joseph Menyene
