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Libéralisme communautaire : La doctrine revisitée par la science universitaire

Rostand akono

Un colloque national, présidé par le ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, représentant personnel du président de la République, a célébré le 30 juillet dernier à Yaoundé la richesse doctrinale et la profondeur intellectuelle de l’ouvrage du Président Paul Biya.

Réunis à Yaoundé autour du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, chancelier des Ordres académiques, les intellectuels camerounais ont dressé un vibrant hommage à l’ouvrage fondateur du Renouveau : Pour le libéralisme communautaire, du Président Paul Biya. Une initiative heuristique, qui vient réaffirmer la pertinence de cette pensée politique à l’épreuve du temps. Ce colloque scientifique, a permis de revisiter, avec rigueur et clarté, les fondements de cette pensée politique, à la lumière des défis contemporains de gouvernance, de solidarité et de développement dans toutes ses dimensions : social, économique, culturel, politique, sportif, etc.


Dans son allocution, le Pr Jacques Fame Ndongo, a salué le travail remarquable des contributeurs, sous la direction des professeurs André Akam Akam et Siméon Patrice Kouam, qui ont su mener une dissection méthodique de cette doctrine en deux volumes d’analyse : l’un sur l’État et l’unité nationale, l’autre sur l’homme et le développement. « Il s’agit d’une Somme intellectuelle au sens noble du terme, comparable aux grandes œuvres du moyen âge », a affirmé le membre du gouvernement, louant la clarté et la densité de cette contribution universitaire.


L’occasion a également permis de rappeler le parcours académique exceptionnel de Paul Biya, formé à l’école des humanités classiques et des grandes institutions politiques françaises, de la Sorbonne à Sciences Po. C’est fort de cette culture et de son enracinement africain, qu’il a conçu une pensée politique singulière, alliant liberté individuelle, régulation étatique et solidarité communautaire.


Le libéralisme communautaire s’impose ainsi comme une réponse originale aux tensions idéologiques de la guerre froide, mais aussi comme un socle pour la démocratie pluraliste camerounaise. « Le multipartisme n’est pas un frein, mais un catalyseur », écrivait déjà le Président Paul Biya dès 1987, bien avant les lois de libéralisation de 1990.
Humaniste, réformateur et développementaliste, le libéralisme communautaire reste, selon le ministre d’État, une pensée vivante, porteuse d’une vision pour l’Afrique. Il invite chercheurs, décideurs et jeunes générations à y puiser les ressources d’un avenir maîtrisé, ancré dans les valeurs africaines et ouvert aux dynamiques du monde.


Le colloque a été aussi l’occasion de recommander la lecture approfondie de l’ouvrage, désormais considéré comme un véritable manuel de gouvernance et un viatique pour l’action publique.

Simon PAGBÉ