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Épidémie de choléra dans le Logone et Chari : 10 décès confirmés

La réunion de riposte que le ministre de la Santé publique a présidé à Maroua a permis de revisiter les dispositions mises en place pour éteindre rapidement cette épidémie.

« Il n’y a pas péril en la demeure, la situation est maîtrisée. La situation est sous contrôle. Les experts du ministère de la Santé publique, les partenaires techniques, avec d’autres acteurs de l’administration sont sur le terrain. Il n’y a pas de raison de paniquer ». Ainsi s’exprimait Malachie Manaouda. C’était le 3 juillet 2026 dans la salle des réunions de la délégation régionale de la Santé publique. Le ministre Malachie Manaouda y présidait la réunion de riposte contre l’épidémie du choléra déclarée dans le département du Logone et Chari, dans la région de l’Extrême-nord. Il était en compagnie de Midjiyawa Bakari, le gouverneur de ladite région.

On retiendra de ces assises que l’épidémie du choléra a déjà fait 10 décès confirmés dans le Logone et Chari. 201 cas sont notifiés, 123 cas sont en cours de traitement. Les districts de santé de Makary et de Mada sont en épidémie, tandis que les districts de santé de Kolofata et de Fotokol sont en épidémie suspecte. Sept aires de santé sont touchées. Il s’agit d’Amchidé, Fotokol, Sagmé, Bagaram, Hilé-Alifa, Biamo et Makary.

Il convient de relever que c’est depuis quelques mois que l’épidémie du choléra est déclarée à Gambaru au Nigeria. La porosité des frontières aidant, c’est de là qu’est parti le vibrion cholérique pour le Tchad voisin et de là, il est entré dans le Logone et Chari au Cameroun.

Face à cette situation, des mesures urgentes ont été prises. Entre autres, la mise à disposition d’intrants de prise en charge et de matériels Wash dans les districts de santé concernés et les autres districts de santé limitrophes, la désinfection des agences de voyages de Maroua qui desservent le Logone et Chari, la désinfection des agences de voyage de Kousseri, la sensibilisation des relais communautaires sur l’importance des mesures d’hygiène. Le véritable hic actuellement est la difficulté d’accès dans certaines zones, soit pour cause d’enclavement en cette période du retour des pluies, soit pour cause d’insécurité.

Patrice Mbossa

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