La société que dirige le ministre Adolphe Moudiki joue un rôle prépondérant dans le développement de coopération entre le Cameroun et la Guinée équatoriale.
Au-delà des protocoles et des poignées de main diplomatiques, la coopération entre le Cameroun et la Guinée équatoriale s’illustre de plus en plus par des actions concrètes portées par des institutions techniques de référence. C’est le cas de la Société nationale des hydrocarbures (Snh), bras séculier de l’État camerounais dans le domaine pétrolier et gazier, dont l’expertise et l’engagement en font aujourd’hui un acteur stratégique au service de l’intégration régionale.
La récente visite du vice-président équato-guinéen, S.E. Théodoro Nguema Obiang Mangue, à la Snh, en marge de son audience avec le Président Paul Biya, en est une parfaite illustration. En recevant l’homme fort de Malabo, Nathalie Moudiki, représentante de l’Administrateur-directeur général de la Snh, a passé en revue plusieurs projets conjoints portés avec constance par la Snh et ses partenaires équato-guinéens.
Le projet Yoyo/Yolanda, par exemple, en est à un stade de développement où la maîtrise technique et la coordination bilatérale sont essentielles. La Snh y joue un rôle de facilitateur et d’interface, garantissant le respect des engagements, la transparence et la cohérence des actions. Il en est de même du projet Cstar, qui ambitionne de renforcer les infrastructures de transport des hydrocarbures entre les deux pays.
Par ailleurs, la présence de Tradex, filiale commerciale de la Snh, en Guinée équatoriale, incarne une coopération économique dynamique et mutuellement bénéfique. Elle permet non seulement de répondre aux besoins du marché équato-guinéen en produits pétroliers, mais aussi de renforcer la marque Cameroun dans la sous-région.
Discrète mais efficace, la Snh s’impose ainsi comme un acteur pivot du rapprochement entre Yaoundé et Malabo. Par sa rigueur, sa technicité et sa vision de long terme, elle contribue à bâtir une coopération solide, basée sur des projets concrets à fort impact économique et stratégique.
Serge Williams FOTSO

